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 L'armée de Dumbledore [HP]

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Ginia
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MessageSujet: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:38 pm

ATTENTION! CETTE FICT CONTIENT DES SPOILERS DE TOUS LES TOMES (1 à 6). S'IL Y A UN OU PLUSIEURS TOMES QUE VOUS N'AVEZ PAS LU, QUITTEZ IMMÉDIATEMENT!

Ceux qui proviennent d'Avada se souviennent peut être que Kensh et moi on avait parlé d'une fict commune. Et bien la voici enfin ^^

Voici quelques petits avertissements, si jamais y a quelque chose avec lequel vous êtes mal à l'aise, CESSEZ DE LIRE IMMÉDIATEMENT (après avoir lu ce post-ci en entier lol)

Lemon (description complète d'actes sexuels)
M/F (male/female)
F/F (femme/femme)
M/M (male/male)
N/C (Non-Consensual)
Oral (sexe oral)
Solo (Masturbation)
Spanking
Torture/Violence

On en ajoutera au fur et à mesure ^^

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 1 : Le rêve

L’été était vraiment très chaud cette année-là. Une nuit, alors que tout le monde dormait, un jeune homme aux cheveux d’un noir de jais marchait –ou plutôt, titubait- dans les rues de Surrey. Si jamais son oncle apprenait qu’il avait pris une de ses bouteilles de rhum, ça serait sa fête.

Harry éclata de rire et lança la bouteille à ses pieds dans la rue et celle-ci se fracassa en mille morceaux. Un chat de gouttière qui marchait non loin de là sauta d’environ 50 centimètres dans les airs et courut se réfugier sous une auto d’où il peut surveiller le jeune homme de ses yeux brillants.

Harry regarda autour de lui rapidement et s’aperçut qu’il était arrivé devant le parc où Dudley aimait battre des petits enfants. Il s’avança vers celui-ci et tomba face la première dans l’herbe. N’ayant ni la force, ni la volonté de se relever, il se retourna sur le dos et admira le ciel. Son regard s’arrêta à une étoile particulièrement brillante et il fut incapable d’en détacher les yeux. Il se mit alors à penser, ce qu’il avait au préalable voulu éviter en se soûlant. Il était revenu chez les Dursley, pour la sixième fois depuis qu’il avait commencé ses études à Poudlard. Pour une raison encore inconnue à Harry, il lui semblait que son oncle était encore plus vicieux cette année que les précédentes. On aurait dit qu’il blâmait Harry pour tout ce qui pouvait lui arriver de mal depuis les deux dernières semaines. Il avait aussi pris un vilain plaisir à frapper son neveu quand quelque chose n’allait pas comme il le voulait et Dudley semblait trouver ça plutôt drôle.

Les misères de Harry semblaient s’intensifier de plus en plus depuis quelques temps… D’abord, il avait eu à subir la mort de Sirius il y avait un peu plus d’un an. Durant sa sixième année, Harry avait découvert que Ginny pouvait être plutôt mesquine quand il le voulait et les deux Gryffondor avaient pris un malin plaisir à coucher ensemble à toutes les occasions qui se présentaient à eux. Ron avait fini par le découvrir et une vilaine bataille à coups de poings s’en était résultée. Déchiré entre l’envie du sexe merveilleux que Ginny lui procurait ou l’amitié fidèle de Ron, Harry n’avait pas su quoi choisir alors il avait concocté un petit plan digne d’un Serpentard : il avait fait semblant de vouloir se suicider. La lettre qu’il avait laissée dans le sac à dos d’Hermione (il ne fallait pas laisser la pauvre fille hors de toute cette histoire!) disait ceci :

Chers Hermione, Ginny et Ron,

Rien ne fonctionne comme je le veux dans ma vie. Vous êtes les trois personnes que j’aime le plus au monde et je ne peux me résoudre à choisir de laisser tomber l’un de vous.

Ron, je sais que tu n’apprécies pas que je te cache quelque chose et je comprends aussi que tu n’aimes pas que j’utilise ta sœur seulement pour le sexe. Mais je ne veux pas avoir à vivre sans elle.

Ginny, je sais que tu ne portes pas toujours Ron dans ton cœur mais je ne veux pas non plus avoir à me séparer de lui. Il est mon meilleur ami depuis toujours –parce que ma vie a commencé seulement au moment où j’ai su que j’étais un sorcier.

Hermione, désolé de te mêler à ça mais je voulais être certain que ma lettre soit trouvée.

Ajoutez à ce choix impossible mon parrain, la seule forme de famille que j’aie jamais eue, qui est mort, un professeur de potions qui vit seulement pour m’énerver et un espèce de psychopathe qui essaie de me tuer et vous comprenez pourquoi je ne veux plus vivre.

Au moment où vous lirez cette lettre, il sera trop tard pour essayer de me raisonner, le poison coulera sûrement déjà dans mes veines, me tuant à petit feu.

Au revoir à tous les trois, vous me manquerez,
Harry

Il s’était caché dans son dortoir cette soirée là pour être certain que personne ne le trouve avant qu’Hermione n’ait vu la lettre. Le cri qu’elle poussa lorsqu’elle l’eut lue retentit dans toute la salle commune et ça ne prit qu’une minute pour qu’une masse de pas soit entendue dans l’escalier menant aux dortoirs des garçons de sixième année. Harry avait prit la peine de bien verrouiller la porte avant de se laisser tomber sur son lit. Il prit une fiole contenant de l’eau colorée qu’il avait préparée au préalable et la porta à ses lèvres doucement alors que la porte sortait de ses gonds après qu’un « Alohomora! » puissant ait été lancé. Le regard de Ron avait croisé le sien une seconde avant qu’il ne se jette sur lui, le faisant efficacement échapper le flacon par terre. Personne ne bougea pendant de nombreuses secondes, puis Ron se mit à trembler violemment et ses bras se resserrèrent autour de Harry.

-Harry je t’en prie, ne fais jamais ça, sanglota-t-il sans lever la tête.

Hermione et Ginny les avaient rejoints rapidement sur le lit et personne n’avait rien eu à dire pour qu’Harry sache qu’il pouvait bien continuer à faire ce qu’il voulait, avec qui il le voulait.

La suite des évènements n’avait pas été beaucoup mieux. Malefoy, très peu content que son père ait été envoyé en prison avait fait exprès de rendre la vie de Harry un enfer pur et simple. Il utilisait chaque occasion qu’il avait pour ridiculiser Harry. Il était maintenant fréquent que les deux ennemis soient vus en train de se battre dans les couloirs de l’école. Souvent, Rogue les trouvait et, bien sûr, ce dernier ne punissait pas Drago. Harry avait perdu des centaines de points de maison à cause du Serpentard et il avait dû prendre part à plusieurs retenues en la compagnie magnifique de Rusard.

Harry se força à se relever et retourna tant bien que mal jusqu’au numéro 4 Privet Drive. Comme il était déjà plus d’une heure du matin, Harry fit de son mieux pour ne pas faire trop de bruit en rentrant mais à son plus grand malheur, la table dans l’entrée se jeta littéralement devant lui, le faisant tomber de tout son long sur le parquet. La table suivit son exemple et s’allongea dans un fracas à ses côtés. Ça ne prit que trois secondes et cinq huitièmes (Harry prit la peine de compter les dixièmes dans sa tête) avant qu’un cri rageur ne se fasse entendre à l’étage au-dessus. Harry étouffa un grognement résigné alors que les pas ravageurs de l’oncle Vernon descendaient l’escalier. Il fut vite suivi de Dudley et de la tante Pétunia. Harry tenta de se remettre sur ses pieds mais ses jambes étaient entremêlées avec les pattes de la table. Lorsqu’il arriva au bas de l’escalier, l’oncle Vernon attrapa le chandail de son neveu et força celui-ci à se remettre debout.

La pièce tourna autour de Harry et il se cramponna à la rampe pour ne pas retomber face la première sur le sol. Il aurait bien voulu faire semblant d’écouter Vernon mais celui-ci se mit à hurler si fort qu’il était certain que Mrs Figgs pouvait entendre très distinctement ce que le gros homme disait.

-Qu’est-ce que tu faisais encore dehors à une heure du matin? Postillonna Vernon.

Harry fixa son regard sur son oncle – ou plutôt ses oncles, puisqu’il voyait maintenant double – et chercha quoi lui répondre. Vernon lui épargna par contre cela et se remit à crier presque aussitôt.

-Je croyais que tu étais dans ta chambre depuis le souper? Personne ne t’a vu sortir, comment as-tu fait?

Harry cligna des yeux et renforcit son empoigne sur la rampe.

-RÉPONDS MOI! Ragea Vernon.

-Je suis sorti par la fenêtre, se résigna-t-il à répondre. Maintenant, pourriez-vous crier un tout petit peu moins fort?

-Par la fenêtre!

L’oncle de Harry regarda sa femme d’un air incrédule. Son regard changea rapidement et ses petits yeux porcins se remirent à cracher du feu.

-Je savais qu’on aurait dû remettre les barreaux à sa fenêtre! S’exclama-t-il. Il posa son regard sur Harry une autre fois et marmonna : je vais couper ce stupide arbre demain, il ne pourra plus sortir.

Les trois Dursley et Harry restèrent dans un silence inconfortable pendant quelques secondes. Un silence qui fut brisé par Harry qui se mit à dégobiller sur le plancher frais lavé de la tante Pétunia.

-Mon parquet! Hurla-t-elle de sa voix stridente. Petit ingrat, comment as-tu pu faire ça?

Harry n’osa même pas ouvrir la bouche pour lui lancer une réplique cinglante de peur de renvoyer le reste du contenu de son estomac. Il fut parcouru d’un violent frisson et commença à se hisser péniblement jusqu’à sa chambre. Les Dursley le regardèrent monter, ébahis.

Lorsqu’il arriva dans sa chambre, Harry se laissa tomber sur son lit où il sombra dans la noirceur immédiatement.


Dernière édition par le 16/01/07, 02:16 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:40 pm

Harry sentit une chaleur familière lui réchauffer le corps. Il se trouvait maintenant dans la grande salle commune de Gryffondor. Les torches étaient allumées et dans la cheminé un feu brûlait d’énormes bûches que les elfes avaient pris soin de mettre en place. D’un regard vif il scruta la salle et s’aperçu qu’elle était vidée de son mobilier habituel. Il sentait sous ses pieds un épais matelas moelleux qui semblait recouvrir tout le sol de la pièce.

Parsemés ça et là, quelques poufs qui avaient l’air très confortable, le tout était bien entendu paré des couleurs et du blason de sa maison. Il fixa le feu, espérant y voir un visage familier. De faibles gémissements atteignirent son oreille et il reporta son attention sur le sol de la salle.

Sur le matelas se trouvait la quasi-totalité des filles de Gryffondor, soit légèrement vêtues, soit pas vêtues du tout. Elles rampaient vers lui. Il contemplait le spectacle d’un œil lubrique (enfin des deux yeux), les lèvres humides et le bas ventre au garde à vous. Dans un effort surhumain il arriva à détourner son regard de ce parterre de femelles en chaleur, il pu voir qu’une seule d’entre elles se tenait fièrement debout, lui tournant le dos. Un dos magnifique d’ailleurs, sur lequel descendait une chevelure longue et soyeuse, couleur d’automne. Harry aurait juré qu’une légère brise traversait la pièce car les cheveux de cette splendide rousse, virevoltaient doucement, et jusqu’à lui, laissaient échapper une odeur familière qui lui flattait les narines.

Harry était dans tous ses états. Admiratif devant la chute de ce dos, ses courbes étaient de toute beauté. De telles courbes finirent de lui présenter se bien aimée, il n’y avait qu’elle qui portait une telle chevelure, dégageait une senteur si agréable, et qu’elle qui possédait un cul de cette beauté. Indécemment rebondit, ferme à la vue, doux et moelleux au touché. Un fessier sur lequel des hanches avaient tant de fois rebondi.
Ginny était resplendissante, surplombant cette horde de furies assoiffées de sexe. Autour d’elle, une étrange aura redessinait ses courbes. Harry sentit que le sol se dérobait sous ses pieds et il plana jusqu’à Ginny. Il était inévitablement attiré par ce corps qu’il désirait tant.

Il était tout prés d’elle lorsqu’elle se retourna, lui laissant admirer sa poitrine.
Les tétons pointant déjà, tendu par un désir non dissimulé, ses lèvres luisaient
Sa bouche était prête à recevoir un baiser et Harry lui donna en glissant deux doigts entres ses lèvres. (Les mêmes que tout à l’heure lol). La sensation au contact de sa vulve était jouissive, idyllique, trop belle pour être vraie. Harry le savait, il rêvait, mais il en profitait d’autant plus qu’il se sentait maître de son rêve.

Elle lui embrassa délicatement le cou et sans raison le mordit violemment. Il sentit ses canines s’enfoncer en lui, la douleur foudroya le plaisir si intense quelques secondes plus tôt.

Il ouvrit les yeux, Fenrir Greyback le tenait à sa merci. Harry se trouvait à présent au centre d’une horde de mangemorts en furie. Il saignait abondamment, et alors que le loup garou allait le mordre à nouveau, un éclair vert fendit l’obscurité ambiante et terrassa Greyback. Il s’effondra sur le sol. Une toux rauque rompit le silence de l’assemblée.

"- Je t’avais prévenu, hybride, il est à moi ! Lord Voldemort s’avançait lentement vers sa proie.

Harry chercha à tâtons sa baguette sur lui, puis sur le sol, gardant le regard fixé sur Voldemort. Il ne trouva rien d’autre que son sang mêlé à la poussière.

- Alors Harry, repris le Seigneur des Ténèbres, le combat est bien plus difficile sans ton cher Albus. Vois tu, je me félicite de sa mort. Certes le jeune Malefoy n’a pas réussi sa mission, mais peu importe, Serverus a achevé ton protecteur… Et même si au fond, je l’appréciais à sa juste valeur en tant qu’adversaire, ton professeur n’a pas su tenir jusqu’à notre nouvel affrontement…

- Tu le craignais, coupa Harry, c’est pour ça que tu as envoyé cet avorton de Drago pour faire le sale boulot. Tu n’es qu’un lâche !

- Harry, voyons, traiter tout un chacun de lâche est trop aisé. Ne penses tu pas que j’espérais que ce morveux périrait bien avant ? Sa mère a eu l’admirable idée de le faire protéger par Serverus, mais je veux que tu saches que jamais plus la famille Malefoy ne ternira l’image de mes serviteurs.

- Drago était à moi, rugit alors Harry, en se redressant pour faire face à son ennemi.

- Certes, certes. Je me doutais que tu voudrais l’achever. Peter s’il te plait…

- Oui, Maître, dit il d’une voix mal assurée, le voilà.

Petigrow apparu en tenant Malefoy dans les airs, ce dernier ce débattant en vain. Queudver arrêta son sortilège et le blond percuta le sol avec fracas. Voldemort tendait sa baguette à Harry.

- Tue le et rejoins mes rangs. Ensemble nous pourrions dominer le monde.

Harry saisi la baguette et restait bouche bée.

- Serverus m’a confié que tu semblais doué pour les arts noirs. Avec un peu plus d’entraînement tu ferais un excellent mangemort.

Harry en restait coi mais semblait intimement convaincu que Tom préférerait régner seul au final.

Il tenait en main la baguette du plus puissant sorcier vivant à ce jour et pouvait sans problème l’achever. Mais le moment n’était pas opportun, il n’avait pas détruit tous les horcruxes. Il fixait Malefoy droit dans les yeux. Drago l’implorait du regard. Dumbledore avait eu raison, il n’était pas un assassin et il redoutait la mort. Jamais Voldemort ne l’aurai gardé bien longtemps. Harry le fixa une dernière fois et exécuta un sort non verbal, Drago se tordit de douleur et cria de toutes ses forces. Un cri de douleur, profond, intense, horrible, déchirant. Voldemort souriait, Harry jubilait. Il interrompit son doloris. Drago repris son souffle, porta la main vers sa baguette, mais avant même qu’il ait pu la sortir, un nouvel éclair vert le toucha en pleine poitrine. Harry venait de l’achever. Voldemort affichait une mine ravie.

- Accio baguette, murmura-t-il avant qu’Harry se tourne vers lui.

Harry savait qu’il était de nouveau à la merci de son adversaire et qu’au lieu de l’attaquer, il avait préféré tuer son rival.

- Alors repris le Seigneur des Ténèbres, fais ton choix, maintenant !"

Harry se réveilla dans un sursaut. Il était livide, sa cicatrice lui transperçait le front, une sueur glacée perlait de son front jusque dans sa nuque, pour couronner le tout il avait la gueule de bois. Comment un si beau rêve avait il pu tourner si vite au cauchemar?

L’aube pointait à peine, il décida d’aller faire un tour dehors pour prendre l’air, au frais, et espérait aussi se remettre les idées en place.

Il aurait tout donné pour recevoir, comme l’été précédent, une lettre de Dumbledore.
Il scruta sa chambre avant de sortir par la fenêtre et vit qu’Hedwige n’était pas rentrée…
Harry espérait seulement qu’elle avait bien remit les lettres à leurs destinataires. Il avait écrit à ses deux meilleurs amis et à sa douce partenaire sexuelle.

Il descendit de l’arbre et respira profondément, l’air encore frais empli ses poumons et il se sentit un peu mieux. Harry n’arrivait pourtant pas à chasser le regard implorant de Malefoy de son esprit. Il avait compris à travers ce rêve que Drago ne pouvait pas être aussi méchant qu’il le laissait paraître. Certes il était l’héritier d’une famille de mangemorts et ses idées étaient clairement portées sur celles de Voldemort, mais même Dumbledore lui avait offert une chance.

Cette idée lui torturait l’esprit, il ne pouvait se résoudre à pardonner l’intrusion de mangemorts dans Poudlard à Malefoy, mais il ne pouvait pas lui faire porter le chapeau pour la mort du directeur de Poudlard. Drago n’avait pas pu, même face à un Dumbledore faible et désarmé, il n’avait pas pu.

Harry était confus et aurait aimé être auprès de ses fidèles compagnons bataille et d’infortune. Celles et ceux qu’il n’avait pas pu aider ce soir là. Bien sûr il leur avait donné la potion de Slughorn, mais il n’avait été présent que pour la fin de l’affrontement. Tout était allé bien trop vite à son goût et il désirait ardemment se retrouver face à ce maudit Prince de sang mêlé pour lui infliger un traitement digne de son attitude.

Perdu dans ses pensées il déambulait dans Privet Drive. Lorsqu’il s’aperçu qu’il avait parcouru tant de chemin, simplement absorbé par ses réflexions, il décida qu’il était temps de regagner sa chambre avant que les Dursley ne se réveillent et que son oncle ne coupe l’arbre qui lui permettait ses escapades tant diurnes que nocturnes.

Soudain, il eu un étrange pressentiment. Il couru vers ce foyer qu’il détestait tant et vit un homme étrangement vêtu à la façon moldue, attendant sur le palier. Même de dos, il l’avait reconnu : les cheveux roux, le crâne de plus en plus dégarni, il s’agissait du père Weasley. Il ne l’interpella pas et une fois arrivée à sa hauteur il dit dans un souffle :

"- Que faites vous ici, monsieur Weasley ?

- Harry ! s’exclama de surprise Arthur. Je ne pensais pas que tu étais sorti. Harry sourit.

- J’avais besoin d’air frais, répondit-il en reprenant son souffle.

- Harry, repris M. Weasley plus calmement, je suis venu te voir car nous avons enfin fini d'explorer le bureau de… il s’interrompit, se racla la gorge et continua :

- Le bureau de Dumbledore. Nous y avons trouvé une lettre. Elle t’est adressée…
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:40 pm

L’ARMÉE DE DUMBLEDORE : CHAPITRE 2.

Harry frappa à la porte du bureau de McGonagall et entra quand celle-ci lui dit de le faire.

-Ah, Potter, je vous attendais, dit-elle alors qu’il eut poussé la porte.

La nouvelle directrice de Poudlard salua Arthur Weasley qui était également présent et tendit une enveloppe jaunie au Gryffondor.

Harry parcourut rapidement la missive. Ses yeux s’agrandissaient au fur et à mesure qu’il complétait sa lecture. Il laissa ses bras tomber le long de son corps et s’affaissa dans l’un des fauteuils devant le bureau de McGonagall.

-Qu’est-ce qui se passe Harry? Qu’est-ce que la lettre dit? Demanda Mr Weasley, quelque peu nerveusement.

Harry inspira profondément et fit part des découvertes qu’il venait de faire aux deux autres occupants de la pièce.

-Dumbledore dit que quelques temps avant sa mort, Rogue était venu lui parler de la mission que Voldemort – McGonagall et Mr Weasley frissonnèrent – avait donnée à Malefoy et d’un serment inviolable, ou quelque chose du genre, qu’il avait passé avec Narcissa Malefoy.

Les adultes hochèrent la tête et Harry continua.

-Il a écrit qu’il a alors demandé à Rogue, tout bêtement comme ça, de faire ce qu’il avait promis à la mère de Malefoy et de le tuer. Apparemment, Rogue se serait fâché et il lui aurait dit que c’était hors de question qu’il le tue. Finalement, Dumbledore lui aurait fait entendre raison et ensemble, ils ont concocté un plan pour que Rogue puisse le tuer.

-Alors, les Mangemorts dans l’école ce soir là, c’était une idée d’Albus? Demanda McGonagall dans un murmure.

Harry relut un passage de la lettre et secoua la tête.

-Non, il ne parle pas de ça, il ne devait pas savoir ce que Malefoy complotait.

Les trois occupants de la pièce restèrent silencieux pendant de longues minutes, chacun perdu dans ses pensées.

-Je ne peux pas croire qu’Albus ait fait ça… A-t-il donné une bonne raison pour expliquer cette idée folle? Interrogea la directrice avec force.

Harry hocha la tête.

-Oui, il dit qu’il n’a pas hésité deux minutes à donner sa vie pour en sauver deux plus jeunes puisqu’il était vieux, fatigué et… irrécupérable.

Harry fronça les sourcils, très en désaccord avec ce dernier qualificatif. Dumbledore était loin d’être irrécupérable, avant d’avoir bu cette stupide potion dans la grotte, il était plus fatigué, certes, mais pas du tout « irrécupérable », comme il le disait dans sa lettre.

Un nouveau silence s’installa et Mr Weasley le brisa en se raclant la gorge.

-Minerva, avez-vous décidé si vous alliez rouvrir l’école?

-Oui, comme Albus le disait toujours, Poudlard est et restera toujours la place la plus sécuritaire au monde. Des Aurors sont en ce moment en train de fouiller l’école et de bloquer tous les passages qui pourraient donner vers l’extérieur. La salle sur demande va être barricadée.

Arthur hocha la tête.

-Bien, dit-il d’un air absent. Très bien.

-Et qu’allez-vous faire avec Rogue et Malefoy? Questionna Harry.

-Que voulez-vous que je fasse Potter? Qui sait où ils sont maintenant?

Harry frappa violemment la table de ses poings et se leva, rageur.

-Il a tué Dumbledore! Il faut le retrouver et le lui faire payer! Cria-t-il.

McGonagall le regarda d’un air réprobateur et les anciens directeurs dans les portraits cessèrent de faire semblant de dormir.

-C’était l’idée de Dumbledore, Potter! On ne peut rien y faire! Je vais seulement devoir engager un nouveau professeur de potions.

Harry secoua la tête et quitta la pièce sans rien dire. Il entendit les pas de Mr Weasley dans l’escalier et continuant son chemin, se disant que l’homme allait le suivre.

-Où va-t-on à présent Mr Weasley?

-Nous allons retourner chez toi pour prendre tes choses et ensuite tu viendras à la maison avec moi. Ron et Hermione sont très impatients de te voir, expliqua-t-il.

Harry hocha la tête et se rendirent tous deux vers les grilles de l’école, où Mr Weasley transplana.
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:41 pm

Quelques instants seulement après ce transplanage de haut vol, un homme apparu à son tour devant les énormes portes du château. Il frappa et Rusard vint lui ouvrir, il le laissa entrer sans poser de question.

Malgré les reproches qu’il avait pu formulé sur le « laxisme » de Dumbledore en terme de punition, le concierge de Poudlard semblait extrêmement affecté par la perte de l’ancien directeur de l’établissement. L’homme ne lui prêta pas vraiment d’attention et se dirigea vers le bureau de la toute nouvelle directrice des lieux. La gargouille ne s’était pas refermée et l’homme pu accéder à la porte u bureau sans plus d’encombre. Il frappa.

- « Entrez, dit Minerva d’une petite voix. Horace franchi le pas de la porte.

- Ah c’est vous… il se demandait si elle n’avait pas espérer voir entrer Albus

- Oui, c’est moi Minerva. Je viens…

- Je sais très bien pourquoi vous venez me voir Horace, coupa-t-elle sans y faire attention

- Bien, bien, repris le moustachu à peine décontenancé par cette interruption. J’aimerais reprendre mon poste de maître des potions.

- Soit, répondit elle sans conviction. J’ai à faire, il faut que je me sépare d’un professeur, désolée de ne pas vous accorder plus de temps.

- Merci, termina le maître des potions et sans plus de cérémonie, il salua McGonagall et s’en fut par où il était venu. Elle soupira. Soudain, elle fut frappée de surprise. Il avait bougé ! Le portrait de Dumbledore avait bougé. Elle tenta hésitante.

- Albus ? Rien ne se produisit… elle pensa qu’elle avait dû rêver mais pour en être certaine elle essaya de nouveau mais plus fermement.

- Albus !

- Minerva, esquissa-t-il dans un sourire.

- Vous avez bougé…

- En effet, je bouge. Elle ne sembla pas surprise, il avait dit cela sur un ton enjoué, pas sur celui de l’ironie.

- Ma chère Minerva, repris le portrait, il ne faut pas vous séparer du professeur Trelawney, elle serait trop précieuse à Voldemort.

- Mais, contesta-t-elle sans conviction. Elle se reprit :

- Bien, bien, si vous le dîtes Albus.

- Minerva, si Harry revient à Poudlard, j’aimerai m’entretenir avec lui quelques soirs, pourrai je disposer de votre bureau ?

- Je n’y vois pas d’inconvénient, Albus. J’avertirai Potter qu’il est dans son intérêt de revenir à Poudlard une année encore. Une année enfin.

- Merci, termina Albus et il se rendormi dans son cadre et reprit ses traits figés.

...

Harry et Arthur sortirent de la maison des Dursley avec une grosse valise et la cage d’Hedwige. Ils scrutèrent les alentours : personne. Ils transplanèrent et atterrirent devant le pallier du Terrier d’où émanait une bonne odeur de petit déjeuné, entre le bacon et les toasts grillés, le café chaud et le doux parfum de la campagne. Comme par magie, Molly leur ouvrit la porte à la volée. Harry savait qu’il n’y avait là aucune magie et il eu le temps d’entrevoir la magnifique et fort utile horloge des Weasley avant que Ginny ne lui saute au cou, sans trop d’effusion de joie tout de même.

Les deux parents firent comme si de rien n’était lorsque Harry embrassa sa rousse à pleine bouche se retenant à grand peine de passer sa main sous son t-shirt. L’odeur, la douceur de ses lèvres, le soyeux de ses cheveux, bref la personne tout entière de la plus jeune des Weasley, remit Harry de toutes ses émotions. Celles de la nuit, et celles de la lettre. Hermione et Ron venait d’apparaître aux pieds de l’escalier. Ils se tenaient tendrement la main.

Enfin, pensa Harry, mais il ne fit aucun commentaire sur le sujet. Il prêta plus d’attention à la table tout en serrant avec amour la main de sa sorcière bien aimée (oooh elle était facile celle là), il comprit qu’ils les avaient attendus pour commencer à petit déjeuné.
Sans dire un mot, ils s’assirent autour de la table et mangèrent ce que Molly leur servait.
Elle remplissait une assiette de deux œufs bien cuits, relevé au vinaigre, salé et poivré, accompagnée de trois belles tranches de bacon. Pendant que le pain se coupait tout seul, la mère Weasley fit glisser un plateau sous l’assiette, et fit se poser les couverts. D’un coup de baguette, elle fit monter le tout aux étages. Harry fixa Hermione avec des yeux ronds.

- « c’est pour Fleur, elle veille Bill. Son état s’améliore mais, même si c’est difficile de l’avouer, avec Rogue, il serait déjà sur pieds, intervint mme Weasley qui avait remarqué le regard interrogateur d’Harry qui venait d’avaler de travers. Elle continua :

- Mme Pomfresh fait ce qu’elle peut, on espère qu’il sera rétabli pour leur mariage. Cet événement au demeurant joyeux et convivial semblait impensable pour Harry dans le contexte actuel et la conjoncture économique du pays (euh, mais qu’est ce que je raconte moi…).

Harry ne dit mot (ouais mais qui ne dit mot ne consent plus. Ok j’arrête les réflexions). Il se contenta de manger ses œufs au bacon. Il fut même étonné de les trouver délicieux. Il était vrai qu’il n’avait pas l’habitude que la nourriture de sa tante lui flatte autant les papilles gustatives, mais depuis la mort de Dumbledore, il la trouvait plus écœurante qu’à l’accoutumé. Enfin, chez les Weasley, au moins, il avait toujours bien mangé.

Une fois leur ventre plein, ils sortirent de table et Ginny entraîna Harry hors de la maison, le couple que forment à présent les deux meilleurs amis de son amant leur emboîta le pas. Ils marchèrent peu et s’allongèrent dans l’herbe en cercle. Ils ne se parlèrent pas. Le temps était aux caresses, à la douceur. Harry respirait le cou de sa rousse, s’enivrait de son odeur, lui caressait tendrement le peau. Elle l’avait si douce. Il flottait sur son petit nuage et aurai tout donné pour que cet instant ne connaisse pas de fin.

Ginny était la seule sur qui il pouvait se reposer. Elle l’apaisait, simplement en passant une main dans ses cheveux noirs de jais, stimulant avec douceur son cuir chevelu du bout de ses ongles. Un vrai moment de détente et d’oubli.

Harry sentait à chaque passage de cette main experte sur son crâne, une douce chaleur l’envahir, le laisser dans un état second de bien être pur et dur. Une extase sans équivalent. Il se concentrait sur son bonheur éphémère et pour une fois pas illusoire.

Il se sentait seul au monde en sa compagnie et rien d’extérieur à leur relation ne pouvait plus l’atteindre. Il était fort, gonflé d’amour. Il déposa un doux baiser sur ses lèvres et l’enlaça pour la serrer contre lui.

Cette étreinte terminée (id est une bonne demie heure plus tard), Harry se redressa et s’assit dans l’herbe toujours en tenant la main de sa douce.

Il lâcha comme une bombe et sans somation ces quelques mots :

- « C’est Dumbledore qui a demandé à Rogue de le tuer, s’il devait en arriver là. Il venait d’interrompre Ron et Hermione dans une discussion entretenue à voix basses. Hermione semblait interdite, Ron stupéfixé. Ginny ne parut pas vraiment étonnée.

- De toutes manières cela m’importe peu. Je le tuerai quoi qu’en pense McGonagall. Ron approuva d’un geste de la tête, Hermione restait bouche bée et Ginny se permit d’intervenir (Merci à Fenn pour tout le passage qui va suivre)

- Harry, tu divagues. Tu ne le tueras pas, tu n’es pas un assassin et si le professeur Dumbledore lui a confié sa mort, il avait ses raisons. Tu devrais respecter ça ! j’ai une question, tu as bien affronté le professeur Rogue avant qu’il ne s’en aille on ne sait où n’est ce pas ?

- C’est exact, trancha Harry soudainement moins serein.

- N’as-tu pas pensé que s’il était à la solde de Voldemort, il aurait pu te stupefixer et te livrer à lui sans problème ?

- J.K. Rowling avait seulement besoin d’écrire un 7ème tome, voilà tout ! s’emporta Harry, qui, visiblement, ne savait pas quoi inventer pour contredire la plus jeune du groupe.

- N’importe quoi, rétorqua Ginny en levant légèrement la voix mais sans changer d’expression faciale. Raconte nous sans détour ce qui s’est passé avec lui lorsque vous étiez face à face. Elle l’emportait aisément, calmant ses nerfs alors qu’Harry semblait submerger par la rage. Il essaya de se calmer en se rappelant qui lui donnait tant de fil à retordre.

- Soit, soit. Il respira un grand coup et repris :

- Tout ce qu’il trouvait à me dire c’est de fermer mon esprit car sans l’occlumencie je ne parviendrai pas à lui jeter un sort. Je ne l’écoutais pas, il venait de tuer Dumbledore devant mes yeux. Je suis bien assez puissant pour terrasser Rogue sans occlumencie, dit il plein d’orgueil.

- C’est ce qu’on constate, coupa sèchement sa petite amie, à l’heure qu’il est, il mord la poussière. Harry allait exploser devant l’évidence, mais il continua.

- Ce fond de chaudron rouillé, me conseillait aussi de ne pas formuler mes sorts, quel … Hermione le coupa :

- Tu ne peux pas être si virulent à son encontre, il t’as donné de précieux conseils me semble-t-il. Harry tu l’as même adulé sans le savoir.

- Ça n’a rien à voir, hurla Harry hors de lui.

- Je suis désolé, Harry, mais force est de reconnaître qu’elles ont raison. Et maintenant il s’agirait de te calmer. Harry et Ron étaient face à face. A un mètre d’écart. Les yeux d’Harry flamboyaient, Ron restait calmement devant Hermione. Soudain Harry esquissa le départ d’un revers de la main mais Ron fut plus rapide et lui décrocha une droite.

- En espérant qu’il te remette les idées en place, mon grand, expliqua Ron très gentiment en lui tendant la main pour l’aide à se relever. Harry était stupéfait, Ron était devenu raisonnable et avait calmé la situation, d’une bien étrange manière mais toute la haine qui habitait Harry s’était évaporée avec ce coup de poing. Il se redressa, aidé de Ron et Ginny qui lui passa une main dans les cheveux.


- J’ai pensé à autre chose, dit-il hésitant.

- Dis nous tout, intervint Hermione pour l’encourager.

- Et bien, Dumbledore voulait aider Drago car il le savait incapable de tuer…

- Tu veux que nous l’aidions ? s’emporta Ron.

- Oui. Marmonna Harry.
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:42 pm

CHAPITRE 3

Quelques jours plus tard, Drago aurait pu être trouvé en train de transplaner dans une ruelle sombre du Chemin de Traverse. Le Serpentard s’avança et regarda de tous les côtés avant de sortir de la ruelle et de s’aventurer dans les rues bondées du village magique. Il était un sorcier recherché par ceux qui ne connaissaient pas toute l’histoire de la mort de Dumbledore – beaucoup étaient persuadés que le jeune homme avait tué de sa propre baguette le vieux directeur.

Drago frissonna involontairement. Il avait l’impression d’être regardé. Il resserra sa cape autour de lui et s’assura que personne ne l’observait avant de continuer son chemin. Il ne put se rendre bien loin puisqu’une paire de bras l’attrapèrent et l’entraînèrent dans une autre ruelle encore plus sombre que la précédente. Une main se posa sur sa bouche alors qu’il allait échapper un cri de surprise. La personne qui l’avait arrêté dans sa marche marmonna un « Pétrificus Totalus » et le corps raide de Drago tomba contre le mur de pierre derrière lui.

Drago se mit à respirer de plus en plus rapidement et la personne – ou plutôt, les personnes, comme le blond venait de le remarquer – se mirent à rire diaboliquement. La personne qui avait lancé le Pétrificus Totalus murmura Lumos et la ruelle fut éclairée.

Drago fut extrêmement surpris de voir qui étaient ses ravisseurs. Devant lui se tenait l’ex petite amie de Potter, Cho Chang, et Roger Davies, l’ancien capitaine de l’équipe de Serdaigle.

Les deux anciens élèves de Poudlard avaient une aura malveillante qui les entouraient et Drago se mit à avoir réellement peur. Qu’allaient-ils lui faire? Drago fut sorti de ses pensées lorsque Chang prit la parole.

-Malefoy, je croyais bien avoir reconnu ta manière de marcher. Comment oses-tu montrer ton visage sale – elle cracha à la figure de Drago – après ce que tu as fait à Dumbledore?

Drago tenta de secouer la tête mais il n’arrivait pas à bouger du tout.

-Tu vas devoir payer pour ce que tu lui as fait! Murmura dangeureusement Davies.

Une vague de nausée ensevelit Drago. Il était impuissant devant deux sorciers adultes. Il ne pouvais rien faire du tout.

Chang gifla Drago sur la joue. Ses longs ongles lui graffignèrent la peau et Drago sentit du sang lui couler sur le visage.

Davies restait en retrait, sa baguette levée vers Drago, prêt à attaquer si le Serpentard réussissait à se défaire du sort lancé plus tôt. Cho s’approcha de Drago avec un sourire malveillant sur le visage et elle s’approcha dangereusement de lui, son sourire ne quittant jamais son visage.

-Tu sais, Harry m’a appris bien des choses durant les années où je l’ai connu. Et la chose dont je lui suis le plus reconnaissante c’est de ne pas avoir été très prudent alors qu’il jouait avec des sorts dangereux, murmura Cho à quelques centimètres de son visage.

Drago aurait voulu fermer les yeux, pour ne plus avoir à regarder celle qui allait bientôt lui infliger plus de douleur qu’il ne pouvait en supporter. Cho leva sa baguette à la hauteur du cœur de Drago et murmura :

-Sectumsempra.

Le Pétrificus Totalus fut levé au même moment et Drago put se tordre de douleur alors que sa peau s’ouvrait en centaines de coupures beaucoup trop profondes pour le bien être du blond. Le sang se mit à jaillir de son corps, comme d’un robinet et Drago hurla. Il se laissa tomber sur le sol qui était déjà imbibé de son sang lorsque quelqu’un lança un « Finite Incantatem » , ce qui stoppa l’hémorragie. Drago resta sur le sol sans bouger et ne se préoccupa même pas des larmes qui coulaient sur ses joues.

Il sentit quelqu’un le pousser du pied et il cacha instinctivement sa tête dans ses bras.

-Il est encore vivant, dit Davies à Chang.

-Bien, tu peux faire ce que tu veux avec lui Roger, je monte la garde.

Roger eut à son tour une lueur diabolique dans les yeux et s’approcha de Drago sans que celui-ci ne s’en rende compte.

L’ex-Serdaigle se pencha sur le Serpentard et descendit violemment les pantalons de ce dernier avant de faire de même avec les siens. Le seul fait d’avoir regardé Drago se tordre de douleur l’avait hautement excité et son membre impressionnant était maintenant dressé devant lui. Davies s’agenouilla par-dessus Drago et engouffra toute sa longueur d’un seul coup dans le corps meurtri du Serpentard.

Les larmes de Drago se mirent à couler encore plus fortement sur ses joues. Une partie de lui disait qu’il méritait ce qu’il arrivait. Qu’il aurait du dès le départ aller voir Dumbledore afin de lui expliquer sa situation. Le directeur aurait su quoi faire pour l’aider. Mais non. Drago était trop orgueilleux, il avait essayé de tout faire tout seul pour essayer de sauver son père et de se sauver lui-même. Ce qui lui arrivait présentement était entièrement de sa faute.

Une autre partie de son cerveau, la plus rationnelle, criait qu’il n’avait pas tué Dumbledore, que ce n’était pas sa faute si son père avait suivi les traces de Voldemort. Mais il était trop tard maintenant. Même s’il disait à Chang et Davies qu’il n’avait pas tué le vieil homme, ils ne le croiraient pas.

Alors que ce débat prenait place dans l’esprit de Drago, Davies continuait à le violer. Ses poussées à l’intérieur de Drago étaient de plus en plus puissantes. Le blond finit par sombrer dans la noirceur, qui semblait à ce moment sa seule amie…

* * *

Drago se réveilla plus tard, se demandant où il était. Il avait l’impression que sa tête était pleine de coton et ses bras et ses jambes étaient engourdies. Il n’était même pas certain qu’il pouvait les bouger. Il entendit soudain des voix qui semblaient très lointaines et ses souvenirs lui retombèrent dessus de toutes leurs forces. Il avait été attaqué dans une ruelle du Chemin de Traverse par deux anciens Serdaigle et Davies l’avait violé. Drago se sentait soudain sale et il voulu secouer sa tête pour effacer les images qui s’y formaient. Quelqu’un apparut soudain au-dessus de lui, le regarda et cria quelque chose que le blond n’entendit pas. Un bourdonnement incessant avait maintenant pris place dans sa tête et il lui était par conséquent impossible d’entre ce qui se disait autour de lui.

La personne qui était apparue dans son champ de vision quelques secondes auparavant revint devant lui et il plissa les yeux afin de pouvoir voir le visage de l’individu. Sa vision était extrêmement brouillée et il put seulement voir un halo de longs cheveux roux. La personne semblait lui parler et il se concentra aussi bien qu’il le pouvait pour entendre ce qu’elle disait. Le bourdonnement diminua de plus en plus jusqu’à ce qu’il puisse comprendre ce qu’on lui disait.

-Comment te sens-tu mon chéri?

Drago fronça les sourcils. Où se trouvait-il? Et qui était cette personne devant lui? Quelqu’un l’avait peut être trouvé et amené à Ste-Mangouste…

Comme si la personne avait lu ses pensées, elle ajouta :

-Tu es à la demeure des Black, Drago. Harry, Ron et Hermione faisaient leurs achats sur le Chemin de Traverse quand ils t’ont trouvé. Arrives-tu à me reconnaître?

Drago envoya à son cerveau le message de secouer négativement la tête mais il n’était pas certain que le message s’était rendu. La mystérieuse personne aux cheveux roux soupira doucement et s’assit près de lui. Elle posa sa main dans ses cheveux et y glissa doucement ses doigts.

-C’est moi, Madame Weasley, Drago. Te souviens-tu?

Drago fronça à nouveau les sourcils. Mme Weasley? Bien sûr qu’il s’en souvenait! Alors Potter et ses deux amis lui avaient sauvé la vie? Pourquoi?

-Je vais te laisser te reposer un peu mon chéri. Tu as perdu beaucoup de sang. Je reviendrai plus tard avec quelque chose pour te nourrir. Tu auras besoin de forces.

Elle se pencha sur lui et l’embrassa délicatement sur le front avant de quitter la pièce et de fermer la porte. Drago entendit des voix se parler précipitamment avant de sombrer à nouveau dans l’inconscience…


Dernière édition par le 06/09/06, 03:42 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   06/09/06, 03:42 pm

Drago dormait profondément depuis plus de 12 heures. Il avait le teint livide et des fils blancs parcouraient son corps et son visage.
Les marques encore fraîches du Sectum Sempra qu’avait pratiqué sur lui la jeune Cho Chang.

Tout à tout Mme Weasley et Hermione se relayaient à son chevet pour veiller sur lui entre chaque intervention de Mme Pomfresh.
Ron était encore retissant à l’idée que Drago soit hébergé dans le Quartier Général de ce qu’il restait de l’Ordre du Phénix.
Quand à lui, Harry commençait à douter de la justesse de son choix.
Ginny préférait éviter de trop prendre position et laissait le soin à Hermione de justifier ce choix.

D’ailleurs Hermione faisait cela à merveille, elle avait pris la défense de Drago presque autant à cœur que lors de son combat pour les elfes de maison avec la S.A.L.E..
Elle finissait toujours par conclure que tout le monde avait droit à une seconde chance et qu’Harry le confirmait : DUMBLEDORE avait offert son aide à Drago avant de mourir.
Malgré de nombreuses disputes entre Ron & Hermione, ce dernier semblait toujours apte à se calmer et à faire fi de leurs querelles pour que leur couple dure…

Ron portait un plateau repas à Hermione. C’était son tour de veille au chevet du blondinet.
Quand elle le vit, Hermione lui adressa un large sourire. Il posa le plateau sur la petite table de chevet, prévue à cet effet et presque sans s’en apercevoir il décrocha :

« - Comment va-t-il ?
Hermione fut légèrement surprise que Ron s’intéresse à l’état de santé de Drago.
- Euh et bien… ta mère et Mme Pomfresh lui prodigues les meilleurs soins qu’elles peuvent. Mme Pomfresh pense même qu’il devrait être sur pieds à son réveil.
- Ah.
Elle était assise sur la chaise près du lit où le serpentard dormait. Il s’agenouilla et posa sa tête sur les genoux de sa petite amie. Elle lui caressa les cheveux tendrement.
- Que va-t-on faire quand il sera réveillé ? Repris le rouquin.
- Et bien, nous lui proposerons notre aide. C’est ce que voulait Harry, même s’il en doute, c’est un bon choix.
Ron se tut. Il se contenta d’apprécier les caresses d’Hermione.

Bien que l’ancien demeure des Blacks ait été débarrassée de tout ce qui la rendait insalubre (même le portrait de la mère de Sirius), l’ambiance qui se dégageait des murs n’était toujours pas chaleureuse et certaine pas accueillante. Ce genre de moment de douceur, il fallait en profiter pleinement.
Ron saisi la main libre d’Hermione et la sera avec tendresse.

Brusquement le blond s’agita dans son lit. Il criait des mots sans queue ni tête. Hermione porta aussitôt sa main sur le front de Drago : il était bouillant. Alertée par les cris, Mme Weasley fit son apparition dans la chambre. Elle fut suivie de près par sa fille et Harry.
Ils contemplèrent le spectacle, Drago s’était relevé et avait poussé Hermione. Il délirait complètement mais ses mots prirent alors un sens :

- Non, DAVIES, NON ! Je vous tuerais. Toi & Chang.
- Mais de quoi parle-t-il ? S’empressa de demander Harry.
- De ton ex-petite amie, voyons mon chéri, tu ne l’as pas déjà oubliée, répondit Ginny. Puis elle ajouta :
- Visiblement il aimerait la tuer.

Hermione se racla fortement la gorge avant que la rousse n’ait pu dire qu’elle aiderait volontiers le jeune Malfoy dans son entreprise.
Le serpentard se laissait complètement aller. Il se débattait dans le vide, frappant des ennemis invisibles. Des larmes coulaient sur ses joues devenues rouges. Il hurla :

- DAVIES, NON PAS ENCORE ! NE ME SOUILLE PAS ! TU CREVERAS DANS D’ATROCES SOUFFRANCES. TU NE T’EN TIRERAS PAS COMME CA !
- Et bien, intervint Ron alors que Drago semblait se calmer. J’aimerais bien savoir ce que Davies et Chang lui ont fait subir.
- Je pense qu’il faudra lui poser plusieurs fois la question avant qu’il ne daigne nous répondre, répliqua Hermione.

Drago s’était laissé tombé sur le lit, il respirait bruyamment. Plus personne n’avait parlé après Miss Granger. Ils restaient là, les yeux fixés sur Malfoy, attendant de voir s’il repartait dans son délire.
Pendant dix longues minutes personne ne rompit le silence qui se faisait pesant.
Soudain la voix du serpentard s’éleva dans la pièce.

- Où suis-je ? demanda-t-il sans oser regarder autour de lui, de peur de voir réapparaître ses tortionnaires. Mme Weasley prit la parole car personne ne semblait décidé à l’informer de sa situation. Elle dit simplement.
- En sécurité mon chéri. Rassuré Drago se leva et se figea en se tournant sur le bord de son lit. Il se sentit impuissant et ne se souvenait plus où il avait laissé sa baguette…
- Je ne puis accepter votre aide. Nous sommes ennemis, dois je vous le rappeler ?
- Dumbledore t’as offert son aide avant de mourir, nous le savons…
- Comment peux tu le savoir Granger, tu n’étais pas là, coupa le serpentard. Et puis vous n’êtes pas Dumbledore…
- Moi j’étais présent ce soir là, quand vous étiez face à face et que tu t’es montré incapable de le tuer.
- De l’achever tu veux dire, rétorqua Drago.
- Ne lui manque pas de respect devant moi, sinon… Harry avait levé sa baguette et menaçait le jeune blond.
- Ah, Potter, tu me tiens à ta merci. Je suis désarmé, tu n’oserais quand même pas…
- Nous ne sommes pas là pour ça, intervint Hermione en baissant le bras d’Harry... Drago reprit :
- Tu veux devenir celui qui m’a sauvé, Potter ?
- C’est ce que nous avons fait en te menant ici. Pour ma part j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une très mauvaise idée, pour ne pas dire une erreur, l’interrompit Ron. Avant que Malfoy ait le temps de reprendre la parole Ginny la lui vola.
- Cesse de nous manquer de respect. Nous t’avons sauvé, c’est un fait. Sans ton consentement mais comment aurait il pu en être autrement ? Chang et Davies t’ont laissé pour mort. Elle marqua une pause et ajouta :
- Et je me plait à penser que tôt ou tard Voldemort en aurait fait de même, en veillant bien entendu à ce que tu le sois définitivement…

Drago était stupéfait. Alors ils étaient au courant pour Cho & Roger. Comment ? Harry n’avait jamais eu des visions et aucun d’entre eux ne semblait doué pour la divination. Il osa tout de même :

- Comment savez vous ?
- Nous ne savons rien de ce qu’ils t’ont fait subir, hormis un Sectum Sempra car Harry pense avoir reconnu sur toi les marques qu’inflige ce sort…
- Sûr, il l’a pratiqué sur moi avant sa douce Chang…

Mme Weasley resta interdite. Elle ne pensait pas qu’Harry puisse utiliser de tels sorts.

- Peu importe, s’emporta Ginny. Nous pouvons t’aider à mettre la main sur ces deux là sans aucun problème.

Mme Weasley ne cessait d’être interdite. Voilà que sa petite fille projetait des plans de vengeance. Drago, lui, semblait terriblement intéressé par l’idée.

- Mais avant toutes choses, il va falloir que tu te confies à nous, Drago et que tu nous prouve que l’on peut te faire confiance, expliqua Hermione, coupant court à l’imagination débordante de Drago en matière de vengeance.
- Hermione a raison. Je veux bien t’accorder une deuxième chance, ajouta Harry. Mais nos longues années de rivalité et le fait que tu ais rallier les rangs des Mangemorts, ne peuvent pas s’effacer en une poignée de main.

Le serpentard comprit qu’il n’avait pas d’autre choix que de collaborer avec ses anciens rivaux. Il savait très bien que tôt ou tard ses anciens « complices » lui régleraient son compte.
Pour rester en vie, il était plus prudent de s’allier avec les ennemis de Voldemort…
Drago respira un grand coup et reprit la parole.

- Très bien. Si je dois changer pour survivre, il en est ainsi et si je dois être des votres et renier ce que je fus, l’enjeu en vaut la chandelle.

Seule Hermione semblait vraiment s’attendre à cette décision de la part du blondinet. Elle savait que l’Ordre avait sûrement gagné l’aide d’un sorcier puissant malgré son jeune âge. Malfoy était le seul parmi toute l’assemblée ici présente à pouvoir tenir tête à Harry en terme de magie.
Harry brisa le silence qu’avait provoqué cette nouvelle.

- Sais tu où est parti Rogue ?
- Tu me poses une colle, Potter. Je ne l’ai pas revu depuis que nous avons quitté Poudlard. Harry hurla après Rogue.
- Harry ! s’exclama Hermione. Je te rappelle que le professeur Rogue a agit sur les ordres du professeur Dumbledore.
- Potter, tu devrais te calmer. Il n’est jamais bon d’affronter une adversaire en étant enragé avant même que le combat n’ait lieu. Serverus aurait alors le dessus sur toi, en utilisant ton manque de lucidité comme une faille en toi, conseilla Drago. D’ailleurs tu devrais le savoir. Tu as facilement pris le dessus sur moi dans les toilettes quand je me confiais à Mimi Geignarde.
- Drago a raison, surenchérit la miss au cheveux frisés. Et je reste convaincu de la loyauté du professeur Rogue envers l’Ordre et le professeur Dumbledore.

Des larmes de rage coulaient à présent sur les joues du jeune sorcier à lunettes… (Sorcier à lunettes… sorcier à …… lunettes).

- Mon amour, ne te mets pas dans des états pareils, dit Ginny d’un ton apaisant en le serrant dans ses bras.
- Je pense que le moment n’est peut être pas opportun, mais si vous voulez je peux vous confier ce qui m’est arrivé avant que vous ne me retrouviez baignant dans mon sang.

Harry se calma sous les attentions de sa rousse et il répondit :

- Tes explications sont les bienvenues Drago.
- Nous sommes toutes ouies, déclara Ron qui n’avait plus pris la parole depuis plusieurs minutes.
- Très bien, débuta Drago avant de prendre une grande respiration.
J’errais sur le chemin de traverse lorsque Chang et Davies me sont tombés dessus en traître, sinon ils ne m’auraient pas eu si facilement. Les autres acquiescèrent d’un geste silencieux.
Chang m’a d’abord pétrifié. Ensuite elle a eu la bonne idée d’exécuter sur moi un Sectum Sempra chargé de haine. A ce moment là elle relâcha son Pretificus Totalus et elle jouit alors du spectacle que donnait mon corps en se tordant de douleur. Mes cris n’ont alertés personne. Les rues étaient désertes. Tout le long de l’œuvre de Cho, Roger me tenait en respect au cas où j’aurai pu me défaire de leur emprise.
A un moment, Chang a du estimer que j’avais perdu assez de sang. Ou alors ce sont les pulsions de Davies qui m’ont « sauvé » d’une mort certaine. Enfin, toujours est il que la miss a cesser son sortilège. Mais le pire restait à venir. Il s’interrompit. L’assemblée se demandait alors ce qui pouvait être pire que d’être saigné à vif…
Il repris.
- Roger semblait très excité à me voir là, gisant dans mon sang, pleurant et agonissant. Je ne leurs ai pas demandé pitié, ni même pardon. Ils pensaient venger la mort de Dumbledore les imbéciles… Mes cris de douleurs ont du sacrement l’excité à ce pervers de Davies, car sans plus de cérémonie, il m’a retourné et m’a sodomisé. Il se délectait du sang frais qui coulait encore de mes plaies à peine refermées par Cho… Je les crèverais c’est certain, avec ou sans votre aide et surtout sans votre consentement. Voilà, vous savez maintenant ce qui m’est arrivé il y a quelques jours, si j’en crois l’état de mes cicatrices, lorsque vous m’avez trouvé à demi mort.
- Bien ! éclata Ginny folle de rage. Nous devons les trouver. Ils ne peuvent pas rester impunis… et je suis sûre qu’ils te croient et pense que personne ne se préoccupera de ta disparition hormis ta mère…
- Tu t’emportes un peu vite Ginny, l’interrompit Hermione.
- Drago fut sûrement notre meilleur ennemi, rugit la jeune rousse. La façon dont se sont comporté Davies et cette… Elle se tut soudain, se souvenant que sa mère était présente.
- Je veux dire, reprit-elle, nous ne pouvons pas tolérer un tel acte de barbarie digne des Mangemorts…
- J’approuve, continua Ron. Je ne te porte pas dans mon cœur, ajouta-t-il à l’attention du serpentard, mais la moindre des choses lorsque l’on est sorcier c’est de provoquer son adversaire en duel.

Drago souriait à les voir ainsi sortir de leurs gons. Le seul qui semblait calme était sont rival de toujours. Rien ne semblait pouvoir l’affecter ou l’intéresser hormis l’avenir de Serverus Rogue. Il pensa qu’il avait peut être trouvé dans ses anciens rivaux, une force assez grande pour survivre et mourir en combattant comme un vrai sorcier.

Hermione n’avait rien ajouté après l’intervention du rouquin. Elle avait l’air de comprendre que ce qui allait se passer par la suite les changerait à jamais. Un long silence s’installa à nouveau dans la chambre. Harry intervint :

- Mme Weasley, avec tout le respect que je vous dois, veuillez sortir de la chambre, je vous en prie.

La mère Weasley, ne contredit pas le jeune sorcier et s’en alla sans rien dire. Fermant doucement la porte derrière elle.

- Très bien. Drago, voilà ce que nous allons faire…
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   29/12/06, 12:13 pm

Chapitre 4 : Vengance

-On va les retrouver et on les fera payer.

Drago fronça les sourcils et se força à éclater d’un rire sarcastique.

-C’est ça ton plan Potter ? Un enfant de trois ans aurait pu avoir cette idée. De toute manière, je n’ai pas besoin d’être sauvé par des Gryffondors. C’est déjà assez difficile pour moi d’accepter que je dois la vie à Potter.

Harry leva les yeux vers le ciel, demandant aux dieux la force de pouvoir faire face tranquillement au blond.

-Malefoy, on doit les arrêter. En agissant comme ils le font, dans le but de faire payer aux Mangemorts leur comportement déplorable, ils commettent exactement les mêmes crimes qu’eux, ce n’est pas tolérable!

-Peu importe, je peux m’occuper d’eux tout seul, la dernière fois ils m’ont seulement pris par surprise. Si c’est moi qui les cherche, je saurai quand je vais les trouver et j’aurai donc le dessus.

Harry commençait à perdre patience et serra les poings à ses côtés.

-Tu ne sais pas ce qu’ils sont capables de faire ! Qu’est-ce qui va arriver s’ils réussissent à prévoir ton arrivée et qu’ils te préparent une nouvelle embuscade? Je ne crois pas que cette fois-ci ils te laisseraient t’en tirer aussi facilement.

Drago, bien qu’encore faible, se leva d’un bond et se retrouva nez-à-nez avec Harry.

-Tu crois que je m’en suis tiré facilement Potter? Tu crois que j’ai aimé les choses qu’ils m’ont fait subir? Je ne sais plus combien de fois j’ai souhaité simplement mourir plutôt que de subir toute cette torture!

À la fin de sa tirade, Drago s’était mis à hurler et Harry avait dû reculer d’un pas après que le Serpentard se soit avancé vers lui.

-Excuse-moi Malefoy, ce n’était pas ce que je voulais dire. Simplement, cette fois-ci, ils feraient bien en sorte que tu es mort. Je ne crois pas qu’ils partiraient sans s’en être assurés.

Drago hocha la tête d’un mouvement sec et sortit de la chambre sans ajouter un autre mot. Harry soupira et se frotta les temples sentant un mal de tête s’emparer de lui.

-Harry, ce n’était pas très délicat de ta part, le réprimanda Hermione.

-Je sais Hermione, dit-il d’un ton sec, j’ai compris, ok?

Ron fronça les sourcils.

-Hermione, je trouve que tu prend un peu trop pour Malefoy…

-Oui, et alors ? Demanda-t-elle.

-On pourrait croire que tu es amoureuse de lui, expliqua le blond.

Hermione ouvrit la bouche d’un air indigné.

-Comment oses-tu Ronald! Je veux simplement aider le pauvre garçon, tu as entendu aussi bien que moi ce qu’il a vécu!

Ron eut un air particulièrement dégoûté et croisa les bras sur sa poitrine.

-Il mentait peut-être, on ne sait pas si c’est ce qui est vraiment arrivé. Peut-être qu’il s’est fait battre exprès par ses bons amis les Mangemorts dans le but qu’Harry le retrouve et l’emporte ici et pour qu’il nous espionne.

Harry, sentant escalader l’argument et ne souhaitant pas être mêlé à tout ça, agrippa le coude de Ginny et la sortit hors de la chambre rapidement.

Lorsqu’il se tourna vers la rousse, il lui trouva un air pensif.

-Qu’est-ce qu’il y a Gin?

-Tu crois qu’il nous a menti? Demanda-t-elle, les paroles de son frère ayant eu l’effet désiré sur elle.

Harry secoua la tête mais n’ajouta rien à ce sujet.

-Je sais comment je pourrais retrouver Cho! S’exclama-t-il soudain.

Ginny pencha sa tête sur le côté légèrement et regarda Harry avec un air interrogateur.

-C’est tellement simple que c’en est presque idiot! Je n’ai qu’à lui écrire une lettre pour lui dire que je veux la rencontrer et elle viendra sans poser de questions!

Ginny fronça les sourcils.

-Et Davies, lui? Si tu demandes à Cho de l’emmener avec elle, elle va sûrement se poser des questions…

Harry hocha la tête et ils tombèrent en silence pendant quelques minutes, cherchant une raison de faire venir Cho et Roger ensemble.

-Oh, j’ai une idée! Lança soudain Ginny, faisant sursauter Harry. Tu envoies une lettre anonyme à Cho, en lui disant qu’elle a gagné un truc, et qu’elle doit se présenter à une certaine adresse pour le récupérer. Elle s’y rend, on la bat, on prend une photo qu’on envoie à Roger avec une lettre de menaces du genre « On sait ce que vous avez fait au jeune Malefoy. Surveillez vos arrières si vous ne voulez pas qu’il vous arrive la même chose qu’à elle. » et il deviendra hyper paranoïaque. On n’a qu’à lui envoyer plusieurs lettres et un moment donné, on l’attrape.

-Oui mais Cho va nous voir et elle lui dira que c’est nous, non?

-Pas nécessairement, on n’a qu’à se déguiser, proposa Ginny.

-D’accord, mais on fait quoi quand on en a terminé avec elle? On la laisse là?

-C’est bien ce qu’elle a fait à Drago non? Pourquoi on ne pourrait pas lui faire la même chose à elle?

-Je sais pas Gin… Tu crois pas qu’on devrait plutôt l’enlever? Elle pourrait nous être utile, non?

Ginny approuva cette idée et ils partirent à la recherche de Drago afin d’essayer de le convaincre de se joindre à eux.

(*)-(*)-(*)-(*)-(*)

Plusieurs jours plus tard, après avoir envoyé la lettre à Cho, Harry, Ginny et Drago se rendirent dans l’entrepôt désaffecté où ils avaient prévu le « rendez-vous ». Ils s’étaient vêtus tous les trois de noir – Harry et Drago portaient des pantalons alors que Ginny avait plutôt opté pour une jupe et de longs bas noirs – portaient sur le visage des masques afin de cacher leur identité et des tuques pour cacher leurs cheveux. Ils avaient aussi bien pris soin de porter des gants pour ne laisser aucune empreinte digitale – au cas où… Ils avaient également modifié leurs voix grâce à un sort.

Comme convenu, Cho arriva cinq minutes plus tard.

-Mais qu’est-ce que c’est que cet endroit? Demanda-t-elle à voix haute après avoir ouvert la porte.

Elle frissonna soudainement et allait tourner les talons pour sortir de l’entrepôt et se retrouva face à une personne qui portait un masque de chat.

-Où crois-tu aller ma jolie? Demanda une voix de femme.

Cho fit un pas vers l’arrière et Ginny sourit diaboliquement, même si personne ne pouvait le voir.

-Qu… Qui êtes vous? Bégaya Cho, de plus en plus apeurée.

Son regard s’abaissa furtivement et elle vit que la personne en face d’elle avait un bâton de base-ball moldu à la main.

-Nous sommes ton pire cauchemar, murmura une deuxième voix à son oreille.

Cho poussa un hurlement strident et ses mains furent liées derrière son dos. Des larmes se mirent à couler sur ses joues et la personne en face d’elle secoua la tête.

-Tut tut tut, Mlle Chang, pleurer ne vous aidera en rien.

Une troisième personne qui portait un masque de cochon arriva à sa droite, bâillon à la main. Cho essaya de se débattre mais la personne derrière elle la tint fermement et l’autre put lui mettre le bâillon sur la bouche.

Celui qui l’avait jusqu’à présent tenue par derrière desserra son étreinte et elle se mit à courir vers la gauche, où il n’y avait personne. Elle imaginait que les trois personnes étaient des moldus puisqu’ils n’avaient pas utilisé la magie.

Le cochon roula les yeux et leva sa baguette magique.

-Pétrificus Totalus, dit-il d’un ton désinvolte.

Les trois personnes s’approchèrent d’elle et s’accroupirent autour d’elle.

-Cho, on avait pensé qu’on pouvait te faire confiance et que tu resterais bien tranquille mais il me semble qu’on s’est trompés, dit le deuxième, qui portait un masque de panda, d’un ton désolé. Après toi, ajouta-t-il ensuite.

Cho, se trouvant maintenant incapable de bouger le moindre muscle de son corps, ne pouvait pas voir se qui se passait autour d’elle. Elle vit soudain le cochon debout au-dessus d’elle, baguette magique en mains.

-Doloris, murmura-t-il d’un ton étrangement excité.

La jeune fille fut parcourue d’une douleur de plus en plus grandissante. Elle aurait voulu crier mais elle en était incapable, le Pétrificus Totalus et le bâillon l’en empêchaient.

Une dizaine de minutes plus tard, le panda parla.

-Ça suffit maintenant.

Et le Doloris s’arrêta. Cho eut le réflexe de se recroqueviller sur elle-même et, si elle n’avait pas eu aussi mal, aurait été surprise de se rendre compte qu’elle pouvait le faire. Elle se mit à sangloter dans ses bras et une voix aiguë éclata de rire quelque part derrière elle. Un pied entra en contact avec son abdomen et elle roula sur le dos. Elle leva les pieds vers le haut et vit le masque de chat la regarder, la batte de base-ball levé au-dessus de sa tête.

-Bonne nuit Cho, murmura la voix de femme avant d’abattre un violent coup de bâton sur la tête de la jeune femme.

Les trois s’assurèrent qu’elle était bel et bien inconsciente et enlevèrent leurs masques.

-Vous avez un peu exagéré, fit remarquer Harry en regardant le sang s’échapper de la tête de Cho.

Il abaissa sa baguette vers elle et marmonna un sort qui referma la blessure.

-C’est tout ce qu’elle méritait.
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   30/12/06, 12:12 pm

- Doloris reste un sort interdit Malfoy. Que je ne t’y reprenne plus, repris Harry.
- Potter, je suis un sorcier, je ne vais pas user des méthodes moldues seulement pour ne pas me servir de sorts interdits.
- Harry, je sais bien que ce genre de méthodes n’est pas très loyal mais ils ont fait bien pire…
- Est-ce une raison pour abaisser à leur niveau ? Je ne suis pas de cet avis… Harry se tut et pris un air pensif

Drago lui laissa le temps de réfléchir et demanda :

- A quoi penses-tu, Potter ?
- Si tu veux avoir ma confiance, il faut que tu cesses d’agir comme un Mangemort.
- Soit, répondit le blond ?
- De plus nous allons procéder autrement pour Davies. On va voir s’il est un sorcier qui se respecte, repris notre héros.
- J’aimerai savoir ce que tu as exactement en tête… Tes revirements me déplaisent petit pote Potter.
- Drago, tu es encore trop faible pour pouvoir prétendre prendre le dessus sur moi. Ça ne sert à rien de te faire du mal. Aujourd’hui c’est bel & bien moi qui ordonne et tu te contente d’obéir… Lorsque j’aurai un peu confiance en toi, tu pourras te permettre d’émettre un avis sur mes méthodes.

Drago se tut sur ces paroles d’Harry. Elles sonnaient trop vraies pour qu’il n’en tienne pas compte.
Harry fixait son ancien rival. Il savait très bien qu’il était nettement supérieur à lui. Au fond depuis la réincarnation de Voldemort, il avait toujours réussi à lui tenir tête. Qu’était Drago comparé au plus puissant sorcier encore en vie ?
Ils étaient face à face. Plus que jamais ils avaient devant eu l’occasion rêvée d’en finir, d’en découdre une bonne fois pour toutes. Pourtant aucun des deux jeunes sorciers n’avait porté la main à leur baguette. S’évaluaient ils ? Se demanda Ginny.
Elle les observait, et constatait avec plaisir combien Harry avait mûri depuis qu’ils se connaissaient. La mort de Sirius l’avait d’abord anéanti, mais il avait retrouvé sa force, et la mort récente de DUMBLEDORE avait fini par le rendre plus décidé que jamais à prendre le dessus sur Voldemort. Elle était confiante.
Elle se racla la gorge et demanda :

- Alors ce nouveau plan, cette nouvelle idée ?
- Drago affrontera Davies ici même, dans un duel de sorcier… comment le faire venir ? lança t il en devançant leur question… C’est très simple

D’un mouvement de baguette et en soufflant "Enervatum", il réveilla Cho, d’un autre mouvement fluide il resserra les liens qui empêchaient mlle Chang de bouger et lui ôta son bâillon. Elle reprenait lentement connaissance et il continua :

- Cho, qui est une personne censée, et qui a dû comprendre ce qu’elle risque… elle venait d’ouvrir les yeux, il y planta un regard noir empli de menaces. Je disais donc, Cho va écrire à Roger, lui expliquer la situation : elle est captive et le seul moyen de la délivrer c’est de battre Drago en duel. Je pense qu’il viendra sauver Cho car nous lui expliquerons que nous savons et que quoi qu’il arrive nous le retrouverons. Voilà mon idée cher rival.
- Jamais, articula lentement Cho, puis elle cracha par terre.
- Ça j’en doute ma chère Chang… Tu ne sembles pas saisir l’enjeu pour toi, nous pourrions piéger Roger comme nous l’avons fait pour toi. Mais c’est trop facile et indigne d’un sorcier. De plus je pourrai même laisser le blondinet te tuer, mais à quoi bon si tout va aussi vite qu’un Avada Kedavra ? Cho restait bouche bée.
Roger et toi pensiez que Drago avait tué Dumbledore ? Je suis au regret de te dire qu’il en fut incapable d’achever un tel sorcier. Par contre, si j’en crois Drago, ce que vous lui avez infligé, je ne doute pas une seconde qu’il soit capable de vous ôter la vie.
Drago se permit d’intervenir
- Tu me flattes beaucoup Potter. Puis à l’attention de Cho :
- Chang, laisse moi te dire qu’il est dans le vrai à 200%. Dumbledore c’était quelqu’un, même dans l’état dans lequel il était, il inspirait encore le respect. C’était mon ennemi mais il était bien trop puissant pour moi. Mais vous…. Il laissa planer le doute sur ce qu’il pensait réellement d’eux. Harry lui emboîta la parole.
- Mais vous… vous n’êtes rien d’autre que de vulgaires sorciers de cinquième ordre. Et encore je suis gentil. Dois je te rappeler que c’est moi qui vous ai entraîné ? Harry lui laissa le temps de répondre mais elle semblait soudain être aphone.
- Ferme donc le clapet qui te sert de bouche ma jolie, tu vas finir par t’étouffer avec une mouche, ça serait moche, intervint Ginny.
- Ginny chérie, ne soit pas si vile. Je vais transplaner où vous savez, prendre quelques parchemins, de l’encre et un hibou viendra ici pour porter la lettre à Davies. Ne lui faites pas de mal, c’est compris ? ordonna t il avant de transplaner

* * * * * * * * * * * * *

Il apparut devant le Quartier Général de l’Ordre. Il entra et se dirigea vers la cuisine d’où provenaient les bruits caractéristiques d’une dispute. Lorsqu’il poussa la porte, Ron & Hermione se turent et le fusillèrent du regard.
- Que se passe t il ici, vous pouvez m’expliquer ?
- Et bien, Hermione m’en veut de ne pas avoir insister pour que nous vous aidions…
- Oui, coupa Hermione hors d’elle. Tu nous caches quelque chose Harry et nous sommes tes amis depuis toujours. Je trouve cette attitude…
- S’il te plait, coupa à son tour Harry. S’il te plait, Hermione, nos méthodes avec Cho t’auraient fortement déplu et Ron n’aurai pas laissé Drago agit à sa guise.
Or il avait besoin que je le laisse faire pour qu’il me fasse un peu confiance. Dès à présent c’est moi qui mène les manœuvres et vous allez pouvoir intervenir. Nous avons capturé Cho et nous allons faire venir Davies pour qu’il affronte Drago dans un duel de sorcier. Ça devrait te plaire Ron et je préfère respecter les règles des sorciers. Mais laissez moi vous expliquer pourquoi j’ai besoin de vous maintenant.
Le couple sembla soudain trouver un réel intérêt dans les propos du jeune sorcier aux cheveux noir de jais. Il reprit :
- Je veux que vous convoquiez Neville et Luna, ce sont les seules personnes de confiance parmi tous ceux que nous avons entraîné lors de notre 5eme année. Avec eux vous transplanerez dans le hangar dont je vous donnerai l’adresse tout à l’heure. Si Davies vient, je doute qu’il vienne seul car c’est un lâche… bref, nous devons rester vigilants et être sûrs de notre coup. Hors de question de se faire avoir par des sorciers plus âgés mais bien moins puissants.
Ron affichait un large sourire.
- Très bien dit il. Nous savions que nous pouvions avoir confiance en toi, même si tu nous mettais à l’écart
Hermione n’osa rien ajouter.

- Je vous fais entièrement confiance et vous le savez.
Je vous note l’adresse du hangar sur ce parchemin, brûlez le après avoir transplané avec Neville et Luna.
- Entendu, répondit Hermione en prenant le bout de parchemin que lui tendait Harry.
- J’ai des choses à prendre puis je m’en vais rejoindre Ginny et le blondinet. Je compte sur vous, plus vite vous serez là bas, mieux cela sera.
Sans poser d’autre question Hermione et Ron se regardèrent et dirent :
- Je m’occupe de Neville
- Et moi de Luna, ma chérie.
Sur ces quelques mots il transplanèrent.
Harry prit de quoi écrire à Roger. Il pris avec lui le premier hibou disponible et il transplana à son tour.

* * * * * * * * * * * * *

Ron atterri dans une ruelle encore éclairée aux chandelles. Il en flottait des centaines dans les airs.
Elles semblaient ne jamais se consumer. Il n’en avait pas douté, Luna et la famille Lovegood habitaient dans une région exclusivement peuplée de sorciers. Il avançait lentement la baguette à la main, prêt à se défendre contre n’importe quel ennemi. Il aperçu la demeure des Lovegood, la battisse était plutôt grande. Même si le "Chicaneur" n’était pas un journal de qualité, on pouvait difficilement nier qu’il se vendait bien. Le père de Luna passait certainement beaucoup d’argent pour l’accumulation de preuves pour étayer les thèses que présentait son journal, il n’en avait pas oublié de se faire construire une jolie maisonnée. Les yeux de Ron furent attirés par une forme étrange au dessus du toit, il examina la chose et un nuage verdâtre lui apparu. Arrivait il trop tard ? il se mit à courir et atteignit vite la porte d’entrée, réduite en une multitude de copeaux de bois. Il gravit les marches quatre à quatre. Pas de traces de combats ici. Il déboula dans ce qui lui sembla être le hall d’accueil : une pièce large et sobrement décorée. Ici encore les Mangemorts n’avaient affronté personne. Il ouvrit la première porte qu’il vit, les assaillants avaient pris la peine de l’ouvrir sans la faire voler en éclats. Ron ne ressentait pas de présence humaine. Il cira de tous ses poumons le prénom de sa camarade d’école. Sans succès. Il retenta l’expérience en ajoutant naïvement que les Mangemorts semblaient avoir quitter les lieux et que c’était lui.

- Tous ? demanda une voix.
- Il me semble, répondit simplement Ron.
- Bien, mais rien ne me prouve que tu es bien Ronald Weasley.
- Et bien, que te dire, sinon que je sais que je te fais énormément rire et que je me demandais encore pourquoi il y a quelques temps.
- Ah, alors tu as compris pourquoi finalement ?
- Bien sûr et je suis au regret (de te dire que je m’en vais ) de t’annoncer que j’aime Hermione et que…
- Bah, rien de nouveau alors. Tu es bien Ron, toujours aussi perspicace dit elle en se montrant enfin. Elle avait pleuré, ses yeux étaient plus gonflés qu’à l’accoutumée.
- Ils sont venus ici, où est ton père ?
- Mon père ? il en a affronté quelques uns. Ils étaient beaucoup trop et il m’avait fait promettre de ne jamais intervenir et de toujours masquer mon aura. Ron comprit alors pourquoi il n’avait pas senti âme qui vive.
- Enfin, il a transplané au moment où l’un d’eux lui jetait un Avada Kedavra. Du coup ça a coûté la vie à un Mangemort, ils ont transplané à leur tour en laissant leur marque pour terrifier les sorciers du voisinage.
- Bien, j’espère que ton père va bien. Je suis venu te chercher car nous avons besoin de toi, nous souhaitons reformer l’Armée de Dumbledore. Es tu prêtes à nous aider comme lorsque tu as répondu présente à la fin de l’année ?
- Plus que jamais !
- Très bien, agrippe toi à mon bras, Luna, nous allons transplaner

- * - * - * - * - * - * -
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   30/12/06, 12:12 pm

Au même instant, ailleurs…

Bam !!!
Hermione était apparue dans un claquement d’air bruyant. Elle était non loin de la demeure des Londubat. La maison n’était en rien imposante, un ouvrage simple à l’image de la famille de Neville. Bien que ses parents furent des Aurors respectés et réputés et que cette famille était bien connue dans le monde des sorciers, rien sur la façade de la maison ne laissait paraître quelconque signe de vanité. L’architecture était sobre et laissait deviner un goût prononcé pour l’utile. Hermione s’était rendue, le temps de cette courte description, au seuil de l’édifice. Elle tapa trois fois à la porte à l’aide de l’heurtoir pour signaler sa présence sur le pallier. On vint lui ouvrir sans manifester la moindre suspicion, une vieille dame râblée se tenait derrière l’entrebâillement de la porte.

- Mlle Granger, j’ai ressenti vos ondes bénéfiques qu moment même où vous êtes arrivée ici. Veuillez vous donner la peine d’entrer. Hermione s’exécuta. La grand-mère Londubat reprit, comme pour répondre à l’expression interrogative de la jeune sorcière :
- Neville est dans la serre et ce depuis plusieurs jours maintenant. Il m’a confié être sur une piste intéressante. Je pense qu’il n’aurait pas hésité à vous écrire se les temps étaient plus propices à la libre circulation du courrier. Hermione buvait les paroles de son aînée.
- Très bien, vous prendrez bien un petit quelque chose en attendant que mon petit fils sorte de ses études ?
- Volontiers, répondit Hermione dans un sourire.
- Suivez moi…

Les deux femmes se dirigèrent alors vers le salon. Encore une fois, la plus jeune constata la sobriété des lieux. Des tapisseries brodées ornaient les murs, leur beauté respirait la simplicité. Les lieux bien que plongés dans une semi peine ombre sentaient la propre et on ne pouvait douter que Mme Londubat tenait cette maison en parfait état. D’un coup de baguette la vieille sorcière alluma les bougies qui flottaient à quelques centimètres du plafond du salon. D’un second tour de main, elle fit venir sur la table en bois laqué, une théière, trois tasses, du sucre et une boîte de petits gâteaux moldus. Sans dire mot, les deux sorcières prirent place face à face. Mme Londubat servit Hermione et cette dernière pris la parole :

- Je suis venue ici pour demander de l’aide à Neville. Comme vous devez le savoir, il était des nôtres quand nous avons affronté les Mangemorts au Ministère de la Magie l’an passé et il y a peu de temps, il était encore à nos côtés pour nous prêter main forte lors de l’attaque de Mangemorts au sein de Poudlard. Votre petit fils est le digne successeur de ses parents. Et encore une fois nous avons besoin de son aide.
- Je pense qu’il sera ravi d’accéder à votre demande mademoiselle. Sachez qu’il ne tarit pas d’éloges à votre égard…
- A l’égard de ? demanda une voix à l’autre bout du salon.
- Ah, Hermione, fit il en la reconnaissant. Je voulais justement te parler de ce que je pense avoir découvert.
- J’aimerai beaucoup que nous en parlions, malheureusement je suis ici pour te demander de l’aide et l’affaire presse. Elle s’était levée.
- Etes vous en train de reformer l’Armée de Dumbledore ? demanda t il avec avidité.
- J’ai bien peur que oui. Il est temps d’agir. Je n’ai pas vraiment le temps de t’expliquer en détails…
- Tu aurai dû me prévenir avec la pièce, dit il sur un ton de demi reproche.
- Il fallait que je te voie, rare sont ceux en qui nous avons vraiment confiance à ce jour. Neville souriait jusqu’aux oreilles, flatté par la confiance que lui accordaient Harry, Hermione & Ron.
- Très bien, allons y ! conclu t il.

Hermione montra l’adresse du hangar à Neville puis fit flamber le parchemin. Ils transplanèrent. Neville entra le premier dans le hangar. Lorsqu’il vit Malfoy, il brandit sa baguette et demanda méfiant :

- Que fait il ici ?
- C’est une longue histoire. Nous attendions que tu arrives pour tout expliquer à Luna. Et par la même occasion, à toi. J’avoue que je ne voulais pas ressasser cette histoire deux fois de suite. Voilà ce qui s’est passé.

Et Harry raconta comment ils avaient trouvé Malfoy. Puis le blondinet décrivit les tortures que lui avaient infligées Cho & Roger. Cho confirma même le récit avec une certaine fierté, ce qui ne fit qu’augmenter la haine que nourrissait Drago à son égard. Cela aida le groupe à accorder plus de confiance au jeune Serpentard. Ginny avait éprouvé une vive démangeaison à la main droite et aurait volontiers effacé le sourire qui se trouvait sur le visage de l’ex petite amie de son homme d’un puissant revers de la main. Harry leur expliqua aussi qu’ils avaient déjà écrit à Davies et qu’ils n’avaient plus qu’à l’attendre.
Seulement trois jours passèrent avant que Roger et trois autres sorciers ne transplanent devant hangar. Durant cette période le groupe nourrit de pizzas livrées par un restaurant moldu. Et Cho n’avait pas été mal traitée.
Davies pensait créer la surprise en faisant voler en éclats la porte en acier du hangar. Il s’était lourdement trompé, notre équipe de choc l’attendait de pied ferme et ne sembla point surprise de le voir débarquer accompagné de deux sorciers et d’une sorcière. Les baguettes de nos héros étaient déjà prêtes à l’affrontement et leurs adversaires comprirent qu’en aucun cas ils n’auraient le dessus. La piste du duel était déjà prête, des chandelles l’éclairaient.
Harry demanda, d’un ton si calme que Roger en fut déconcerté, qui lui servirait de "témoin" pour ce duel. Il précisa que le duel n’était pas un duel à mort. Harry voulait éviter que Drago n’use trop rapidement de sorts interdits.
Les deux futurs adversaires acquiescèrent, et dans les yeux de Davies, Hermione décela comme une lueur d’excitation. Etait il pressé de torturer Drago à nouveau ? Pensait il vraiment être à la hauteur pour affronter le blondinet dans un duel sans user de traîtrise ? Peut être que Roger avait prévu quelconque renfort hors du hangar, attendant un signe pour intervenir ? Plus que jamais, ils devaient être sur leur garde. D’un rapide coup d’œil, elle évalua la troupe.
Neville avait les traits tirés, concentré. Il avait été outré par le récit de Malfoy et voulait que ce dernier puisse au moins affronter son agresseur dans un duel.
Luna, elle, comme à l’accoutumé, laissait voir un visage serein et parfaitement ailleurs. Si Hermione ne l’avait pas déjà vu se battre contre des Mangemorts avec la même expression de désinvolture gravée sur sa figure, elle aurait été prise de panique. A bien d’adversaires cette mine avait joué des tours.
Drago était en pleine ébullition. Il essayait de ne pas le laisser paraître mais dans ses yeux luisait une lueur menaçante. Roger allait y passer.
Ron avait l’air plutôt décontracté, mais à la manière dont il tenait sa baguette, Hermione savait que c’était son homme des grands jours. Serein, prêt à l’exploit, au sort jeté sans ouvrir la bouche, sans laisser à l’adversaire le temps de se protéger.
Ginny se tenait toujours aussi prêt que possible d’Harry en évitant soigneusement de le gêner.
Hermione savait très bien qu’elle se serait occupée du sort de Cho si Harry ne tenait pas tant à la garder en vie. Jamais Hermione n’avais remis en doute la détermination de la rousse à aider et protéger son amant.
Hermione pensait que même si Ginny devenait aussi puissante qu’Harry cela poserait un gros problème à quiconque la rendrait jalouse où toucherait à un cheveu de son homme.
Quand à elle, depuis la mort de celui qu’elle considérait comme le plus grand mage ayant vécu en ce monde, elle savait que l’heure était venue de se battre pour sauver sa peau. Créer un monde sorcier moins replié sur lui-même, ils auraient tout le loisir de le faire seulement s’ils restaient vivants.
Le Duel pouvait commencer. Contre toute attente Ron avait demandé à être le témoin de Malfoy.
Roger avait tenté de gagner du temps en demandant que Cho tienne lieu de témoin. Il essuya un refus clair et net.
Il désigna alors au hasard l’un de ses amis qui avait bien voulu le suivre jusqu’ici. Harry s’était octroyé le rôle d’arbitre et chacun semblait satisfait. Il décréta que le duel pouvait débuter lorsque les deux adversaires se trouvèrent à une distance raisonnable l’un de l’autre. Harry se doutait que Davies était un lâche mais pas au point de lancer dès le départ un "AVADA KEDAVRA", ce qui le surprit alors ce fut le "PROTEGO" de Drago, si puissant qu’il détourna le sort de Roger. Harry ne pu alors que décréter que le duel était désormais un duel à mort.
Le Serpentard n’avait attendu que ce moment là, pensant sûrement qu’il n’arriverait jamais aussi vite. Il laissa un léger temps de réflexion à son adversaire pour lui permettre de réaliser que plus personne ne pourrai alors intervenir dans le duel et qu’avant de mourir, il allait longuement souffrir.
Soudain Drago lança une kyrielle de sorts à la suite, Hermione fut surprise par la rapidité d’exécution de Malfoy. Roger éprouva le même sentiment, le blond qui lui faisait face n’avait pas dit mot. Comment savoir s’il avait lancé des sorts bénins ou s’il s’agissait de sorts puissants ? Une chose était sûre : il ne parviendrait pas à tous les éviter en les contrant. Malfoy redoublait d’habileté et de malice. Plus il lançait de sorts, plus il se rapprochait de sa proie, masquant sa progression sous une pluie de sorts. Il était maintenant si près qu’il balaya son adversaire et le propulsa au sol à l’aide d’un sort pour accentuer sa chute.
En tombant Davies avait lâché sa baguette et le tenant en respect en lui écrasant le torse de son pied droit Drago lui lança un "DOLORIS" surpuissant, attisé par la haine qui brûlait en lui. Roger ne pu contenir ses cris de douleur et explosa en sanglots, n’arrivant pas à articuler ses mots afin de demander à son adversaire de cesser son Doloris. C’est alors que les complices de Davies tentèrent d’intervenir, immédiatement tenu en respect par Neville, Hermione et Ron.
Les hurlements de Roger leur vrillaient les tympans mais aucun d’eux n’interrompit Malfoy dans sa manœuvre. Neville semblait être indifférent aux souffrances de Davies, bien que ses parents avaient subi le même traitement.
Enfin Drago cessa son sortilège. Son adversaire était tordu d’effroi et de douleur. Le corps et l’esprit meurtri en profondeur, il ne bougeait plus et respirait avec peine. Drago enchaîna sans autre cérémonie un magistral "SECTUM SEMPRA" et plongea sa victime dans un bain de sang. Le blond était alors incontrôlable et hurla :

- AVADA KEDAVRA !

Mais avant qu’il n’abatte sa baguette sur son gibier, cinq Mangemorts firent leur apparition dans le hangar.
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   08/07/07, 09:46 am

Naaaaaaan !!!!!! Vous pouvez pas me laisser comme ça !!!!!!
Je veux savoir la fiiin !!!!!!
Faut que vous l'inventiez, faut que vous l'inventiez Twisted Evil Laughing

En attendant la suite, je vous félicite sincèrement, c'est vraiment génial !!!
J'me suis bien marré à certains moments Wink et sinon on se croit vraiment dans l'univers de Harry Potter !!! Mais par pitié il me faut la fin Crying or Very sad Laughing
Encore Bravoooo !!! cheers
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   09/07/07, 06:09 pm

je sais que ce message n'a rien a faire là mais c'estvrai faudrait qu'on s'y replonge en oubliant qu'on va lire le 7eme et dernier tome dans trés peu de tps Smile
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   09/07/07, 07:46 pm

Oh ouais y faudrait s'y remettre c'est vrai! C'est drôle parce que j'en parlais justement avec Obasan tout à l'heure!

Je me souviens plus si c'était à moi ou à toi d'écrire par contre...?
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   12/07/07, 08:39 pm

me semble que c'est mon tour lol... me reste plus qu'a retrouver mes ecrits debuté dans le bordel de mon demenagement Smile
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MessageSujet: Re: L'armée de Dumbledore [HP]   

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